Island Peril
Année
1995 (Sortie FR)
Développement
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.74
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731 votes


Qui ne connait pas le genre FPS ? A travers les célèbres titres qu'on ne fera pas l'affront de citer tout au long de cette fiche, le genre à véritablement imposé ses références depuis de nombreuses années. Il y a quand même des développeurs qui croient que faire un Fps c'est d'une banale simplicité : qu'il suffit de couloirs labyrinthiques, d'environnements plus ou moins originaux, et d'un couple clavier / souris pour faire de (bons) jeux. Croire c'est bien, réussir c'est génial, être original et fun c'est jouissif. Trois stades du bonheur qui risquent fort de ne rien signifier ici.

titre Billet non-retour

Votre petite amie s'est faite kidnapper par le terrible Evil Boss. Elle est retenue prisonnière au fin fond de l'île de Lorgina : une contrée qui ressemble à un camp de vacances aux premiers abords, mais qui s'avère être bien plus dangereuse que la pire des forêts équatoriales. Vous prenez donc votre beau flingue en main, votre imperméable que vous aviez rangé au placard l'été dernier (souvenez-vous), et des grosses chaussures pas adaptées. La chasse au vilain vient de s'ouvrir, on vous autorise à tirer sur tout ce qui bouge. Votre but : rester en vie, occire ceux qui vous barreront la route, et mettre la pile à Evil Boss.

Le jeu met en scène le joueur à travers une vue à la première personne comme dans «Wolfenstein 3D» par exemple. La partie se déroule donc sur une île avec des scènes d'extérieur et d'intérieur. On pourra utiliser toute la panoplie de mouvements du personnage principal : avancer, se tourner, s'accroupir, sauter, et le plus important : tirer. Il faudra récupérer un certain nombre d'items tout au long de l'exploration : des munitions supplémentaires, des trousses de soin, des armures sous diverses formes (lunettes, imper jaune, etc.), mais aussi des sousous. Les sacs de dollars vous permettront de procéder à quelques achats, comme des munitions par exemple, grâce au terminal informatique : chaque vente coûte 5 piècettes.
Bien sûr, des ennemis, il y en aura. Chacun semble tout droit sortis d'un studio de digitalisation : cela ira du simple et faible mercenaire au démon pas forcément très effrayant, en passant par le mec bodybuildé peu commode; le tout avec la sublime animation qu'on connait de cette technique. On croisera donc quelques bonhommes à abattre, parfois issus d'un retour d'entre les morts, et bien souvent il faudra un peu insister sur les différentes cibles (quand il ne s'agit pas de prendre ses jambes à son cou).

Les graphismes ne sont pas trop vilains - enfin tout est relatif - mais l'ambiance sonore peu convaincante. L'animation de son côté est particulièrement fluide. Malheureusement, malgré des contrôles assez classiques et naturels, la jouabilité s'avère particulièrement désastreuse : pour faire pivoter son personnage, il faut quatre plombes au clavier, et seize plombes et quart à la souris. Avec une difficulté qui n'a pas donné dans les scrupules pour faire fuir un pauvre débutant, le challenge est un peu trop relevé, notamment à cause de la jouabilité, pour encourager les joueurs. Le plaisir se dissipe vite, et la partie devient insipide. N'abordons pas le jeu des acteurs sur les vidéo qui ne vaut globalement pas les honneurs de la plus infime des distinctions. Les développeurs ont certainement voulu construire leur Fps autour d'un puit de dérision, mais c'est finalement le ridicule et la ringardise qui font rire jaune. Et pour les mauvaises langues : oui, «Duke Nukem 3D», sorti quasiment à la même époque, est à des années lumières de ce machin.

«Island Peril» a voulu se la jouer clone du Fps du moment avec des graphismes pas trop mal et une animation 3D efficace. Malgré tout, l'ambiance globale n'est pas prévue pour faire péter les watts, et le titre sombre dans une monotonie avérée. Il ne manquait plus qu'à proposer des ennemis peu convaincants, des environnements et des girls un peu trop cliché, une jouabilité à ch*** qui rend le jeu plus dur et capable de faire fuir les moins chevronnés d'entre vous (qui n'avaient alors pas trop de mal sur un certain «Wolfenstein 3D»), et cela aura suffit à enterrer le jeu sous les cocotiers d'une île déserte. Le titre voulait certainement donner dans la dérision au niveau de son atmosphère générale, mais tout tombe à l'eau. Une curiosité qui pourra se targuer d'être le pire FPS jamais créé, et qui fera se faire pendre par trois fois une bonne paire de PC.



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