Viper Racing
Année
1998 (Sortie US)
Genre
Développement
Edition
Systèmes
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Multijoueurs
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749 votes


titre La reine du jeu

A la fin des années 1990, il y a une déferlante d'héroïnes sur les écrans de PC, qui viennent pallier à la carence de filles dans le monde du jeu vidéo. En effet, depuis 1996, on ne passe plus devant un kiosque à journaux sans voir le portrait de Lara Croft, et la série «Tomb Raider» s'enrichit d'un nouvel opus chaque année. «Drakan», «Le cinquiéme élément»,et même «Sabrina, L'Apprentie Sorcière», les filles sont derrière l'écran, pour en attirer d'autres devant.
Il ne reste plus que les jeux de course automobiles, me direz-vous? Ben non, pas avec «Viper Racing». Non seulement il n'y en a qu'une, mais il n'y en a que pour elle. Pour qui ça? Pour la Viper Dodge, racée, élégante et nerveuse, et qui adopte autant de toilettes que vous le voudrez, à condition de passer par les ateliers de peinture.
"Une seule voiture à piloter, ça n'incite pas à acheter le jeu!", ont dû se dire les clients qui lisaient les infos qu'affiche la boîte en carton. "Et puis, depuis quand Sierra est-elle devenue une compagnie qui fait dans le Racing? Autant laisser les pros!" ont pu grommeler les autres clients irrascibles.
Et pourtant, c'est par un autre phénomène que le jeu a connu la marche vers le succès: par le bouche-à-oreille (et non pas le tête-à-queue!). Quelques mois avant ce hit, Sierra a distribué et édité «Grand Prix Legends», qui aura marqué les esprits par sa difficulté et par le challenge presque hissé au sommet de l'exigence ultime des joueurs. Ce titre, développé par le studio chevronné de Papyrus, venait de propulser Sierra parmi les sociétés qui éditent des jeux de course, presque de la simulation. Au cours du dernier trimestre 1998, Sierra remet ça avec un titre qui brasse large, en mode multijoueur et/ou avec un volet solo, mais aussi de l'arcade pour les joueurs du dimanche, et un championnat pour les joueurs les plus rigoureux. Quel studio de développement? Une nouvelle enseigne, créée avec quelques transfuges de Papyrus, Monster Games, dont cet opus était le tout premier titre.
Et comme tout studio qui débute, Monster Games n'avait pas les moyens de payer des licences pour de multiples modèles de voitures, ni de prendre le risque de tricher avec des modèles repris d'originaux mais maquillés sous de faux noms, à l'instar de «Interstate '76». D'où l'idée de lancer un titre avec un seul modèle: assez réputé pour faire vendre, mais pas trop coté pour ne pas payer cher. Exit les Porsche et les Maserati, place à la Viper Dodge, reine de ce jeu et de ses huit circuits. En piste pour le test!

titre Je suis venu, j'ai testu, ça m'a bien plu!

Votre humble testeur déteste les bagnoles, et par consèquent n'est pas un grand pilote de course sur des circuits virtuels. «Viper Racing» est mon premier test de jeu de courses. Et en l'installant sur mon PC, je ne m'apprêtais pas à en dire du bien. Il y a quelque chose que je trouve prétentieux et macho dans les jeux de course. Et en installant le jeu sur mon PC virtuel sous windows 98, j'ai eu un message d'erreur qui s'affichait, expliquant que ma carte video n'était pas à jour. Je devais me mettre en quête de patch sur le web, ou d'un glide...ah, ces jeux en 3D lancés pour fonctionner avec les cartes son dites de troisième génération, c'est pénible à tester: ça plante, ça rame, ça lit pas les cinématiques...Bon, j'installe le jeu sur mon PC virtuel avec XP: le jeu s'installe, le générique s'affiche, pas de bug...jusqu'à ce que je lance une course, depuis le menu: le mot Lancement s'affiche, et ça mouline, mouline...et je suis contraint de forcer l'arrêt. Le rapport d'erreur m'indique que ma carte video est en cause. Avant d'aller chercher un patch (et je sais qu'il en existe sur le web), j'essaie d'installer le jeu sous mon windows 7 et 64 bits, sans trop y croire...Et ça marche: générique, courses, statistiques, musiques...pas de bug. Et la prise en main est beaucoup plus simple que ce que je pensais, pas besoin de se lancer dans une lecture de pages de commandes comme pour certains jeux de simulation aérienne. Je termine mes essais, suis mal classé, et me surprends à chercher la gagne dans la course. "Les jeux de course, c'est pas pour moi", disais-je avant. La Viper de Sierra semble m'avoir mordu! Restez jusqu'au bout, je vous livre les impressions d'un joueur néophyte.
Pour apprendre à piloter votre bolide virtuel de 450 chevaux, vous allez devoir consacrer plusieurs heures à cet apprentissage. Pour ma part, j'ai choisi le mode arcade pour ne pas sombrer dans des réglages trop abscons, prévus pour ceux qui opteraient pour la simulation. Du coup, je n'ai pas choisi d'adapter ma voiture aux aléas des circuits. Dans le manuel, qui dépasse les 120 pages, vous avez des conseils précieux sur la conduite spécifique adaptée à chaque circuit, les réglages à faire (amortisseurs, pneumatiques...)et des tas d'autres informations capitales.
Pour ma part, je me suis laissé guider par l'envie de "conduire" un bolide, un peu comme mes premières autos tamponneuses dans mon enfance. Les réglages par défaut rendent l'expérience facile, avec des circuits plutôt faciles pour effectuer les premiers tests (Dayton, Bemidji, Castlegreen), et une boîte automatique qui enlève le souci de passer les vitesses et d'avoir les rapports de boîte à règler.
Les bruits sont convaincants, les effets, avec traces de freinage et panneaux écrasés qui restent à terre: il y a un vrai souci de réalisme, que les développeurs de MGI ont poussé jusqu'à sa dernière limite, avec des dégâts matériels consécutifs aux chocs qui "marquent" la voiture. Une pression sur la barre espace, et vous reprenez la voiture à partir de l'endroit où vous aviez effectué la sortie de route.
En mode Carrière, il y a un vrai challenge à relever, avec la gestion de la saison, entre garage et tests, essais et courses. Vous pouvez aisèment passer une après-midi sans voir s'égréner les minutes, ce qui est bon signe pour ce qui est de la qualité du jeu.
Avec de piètres résultats, vos primes ne seront pas très élevées, et l'optimisation de votre voiture sera plus longue. Car pour obtenir de meilleures performances, il sera utile d'opter pour des pneumatiques et un chassis plus compétitifs.
Et à chaque fin de course, vous pouvez analyser votre performance, en choisissant le replay. En mode TV, en vue depuis le cockpit ou aérienne, vous allez analyser vos trajectoires et comparer ce que font vos sept concurrents. Des heures de plaisir en perspective, pour devenir un expert qui charmera sa Viper.
La petite équipe de Monster Games venait ici de réaliser son tout premier jeu, et allait reprendre le flambeau de la série Nascar, et même un spin-off de la saga Test Drive, dans les années 2000. Les six compères qui ont développé «Viper Racing» poursuivent leur collaboration ensemble, dans le même studio, plus de quinze ans après: «Donkey Kong returns» a été développé en 2013, et les six développeurs sont crédités aux côtés d'une vingtaine d'autres artistes et techniciens.Vous avouerez que pour un coup d'essai, c'est plutôt un coup de maître!


titre Conclusion

Etre à deux doigts de la mort...Jamais cette expression n'aura paru si juste, en prenant conscience des risques (virtuels, heureusement!) que je faisais courir au pilote dans sa Viper, lancée à toute berzingue sur les lacets endiablés du circuit de Dundas.
Deux doigts arc-boutés sur mon clavier vaillant, entre les quatre fléches directionnelles qui permettent de freiner ou d'accèlérer et de virer à droite ou à gauche. Avec un joystick, ou mieux, avec un volant, le jeu eût été sans doute bien plus agréable.
Et pourtant, il l'est! Les joueurs chevronnés et exigeants y trouveront certainement leur compte, avec un niveau de difficulté qui peut atteindre celui du challenge. Les férus de mécanique s'amuseront à customiser leur voiture, un exemplaire d'Auto Plus sur les genoux. Mais pour rehausser votre Viper Dodge, il faudra gagner de l'argent, beaucoup d'argent, et mener une brillante carrière avec un championnat très disputé. Et en mode solo ou multijoueurs, vous pourrez vous laisser tenter par des courses ou des essais, pour le plaisir de fendre l'espace au-dessus du bitume des circuits.
Peu après «Grand Prix Legends», Sierra confirme ici que c'est une compagnie qui compte également parmi les meilleures pour les jeux de courses de qualité. Et en plus, le jeu évite de sombrer dans le sérieux qui rase, avec des options et des cheats codes qui permettent de partir en vrille sans aller dans le décor: l'option Horn permet de déclencher des tirs d'artillerie sur les adversaires en appuyant sur le klaxon. Et je n'ai pas testé non plus la possibilité de piloter un avion. (Si si! Ils ont vendu un jeu de simulation / Course / Gestion avec une Viper Dodge et d'autres voitures, et également un avion). Entre toutes spécificités, vous pouvez aussi lutter contre la routine en courant sur les circuits en sens inverse.
A adopter de toute urgence, c'est un véritable must!

titre Lancement

Jeu installé sous Virtual PC avec Windows 98, et sous XP dans VMware. Mais apparemment, il me manquait un patch pour lancer les courses, je ne pouvais voir que la cinématique d'introduction et les écrans de règlage.
Par contre, j'ai installé le jeu sous Windows 7 / 64 bits: jeu installé puis lancé à partir de Data et de l'icone désignée sous le nom Race. Sauvegardes faciles, jeu fluide, tourne nickel sous win 7. Non testé en mode multijoueurs.



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