CART Precision Racing
Année
1997 (Sortie US)
Genre
Edition
Systèmes
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Multijoueurs
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titre Repoussez les limites du réel

Lorsque CART Precision Racing est arrivé dans les bacs, à la charnière 1997-1998, le public venait de découvrir ce joyau qu'est «F1 Racing Simulation».
Nouveau venu dans le monde des simulations de Formule 1, le studio Terminal Reality se devait de jouer sur le créneau de la singularité. "Repoussez les limites du réel", voici le sous-titre de ce jeu en même temps que son argument commercial.
Alors, les limites ont-elles repoussé le leadership de la simulation de Formule 1 du studio français Ubi Soft ?
Place au test, et tâchons d'y voir plus clair.

Avant d'entrer de plain-pied dans le vif du sujet, il convient de rappeler que CART signifie Championship Auto Racing Teams, et que cet événement couvre une saison de courses de Formule 1 outre-Atlantique : La compétition d'Indycar est différente de celle de Formule 1, avec des équipes différentes, des pilotes qui peuvent naviguer de part et d'autre de l'Atlantique, d'une saison à l'autre (le Britannique Nigel mansell a concouru à la saison 1993 d'Indycar) mais les puristes placent la compétition américaine un cran en dessous de celle des Championnats du Monde.
Une différence majeure (outre le fait que les 17 à 19 circuits de chaque saison sont situés aux Etats-Unis, au Canada, et de façon anecdotique au Brésil ou en Australie) c'est que les moteurs des bolides sont loués à des firmes qui ont le droit de poursuivre leurs expérimentations tout au long de la saison (à l'inverse des moteurs de F1 qui sont achetés pour une saison). Pour les firmes, les moyens des écuries leur permettent de faire de la Recherche-Développement, et pour le public, on peut espérer que les voitures les moins performantes puissent devenir des flèches en cours de saison, ce qui relance l'intérêt de la compétition.

CART Precision Racing est donc un vrai jeu de course de Formule 1 (à ne pas confondre avec NASCAR, la compétition de Stock car du continent américain) qui prend le relais de la série «IndyCar» qu'avait développée Sierra en 1995-1996.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le studio de Mark Randel a cherché à créer une simulation de la saison 1997 : les 17 circuits sont fidèlement reconstitués, avec les ovales caractéristiques de Milwaukee ou de Saint-Louis, et les virages diaboliques d'Elkhart Lake.Les équipes, les moteurs, les pilotes, tout est conforme à la réalité de la saison 1997. On notera que le réel est restitué grâce à des logiciels de précision, ceux qui sont utilisés pour les GPS de cette fin de décennie des années 1990.

A l'annonce des préviews, les amateurs de courses de F1 pouvaient se réjouir de cette concurrence qui allait permettre une (re)connaissance de cette compétition mal connue en Europe. On annonçait un jeu faisant défiler 25 images par seconde en SVGA et un jeu compatible avec les cartes 3D nouvelle génération.

A l'arrivée, le jeu enchaîne des bugs visuels (le fameux clipping) en raison d'un défilement des images qui rend mal sur un P90 d'époque. Et l'effet 3D reste superficiel.

Cela dit, le jeu souffre certainement de la concurrence de «F1 Racing Simulation», mais ne démérite pas pour autant : la vue depuis le cockpit permet de rendre l'effet de vitesse de la façon la plus réaliste possible, en ajoutant des mouvements d'images dans les virages (comme si votre tête se balançait dans les virages, et que le décor venait flirter avec votre champ de vision). Les silhouettes des spectateurs et du staff sont modélisés en motion capture, ce qui ajoute encore du réalisme au soft.
Enfin, la tenue de route, calculée en fonction de l'aérodynamique et du positionnement des quatre roues sur l'asphalte (en fonction de l'humidité ou de la sécheresse de la piste) vient encore accréditer ce slogan "de dépassement du réel".
Et pour parachever le tout, les bruits de moteur sont réalistes au possible, permettant une immersion du joueur dans la course.

Par contre, on notera que si la prise en main est des plus aisées, elle éloigne le joueur de la simulation avec des chocs ou des prises de risques dans les dépassements, les accélérations ou les virages, qui relèvent davantage de l'arcade que de la simulation. Du coup, on reste plus près d'un jeu d'arcade que d'une simulation du type de «Grand Prix Legends».
Les réglages deviennent ainsi fastidieux, et seuls les plus exigeants iront chercher à comparer leurs performances avec les paramétrages successifs.
Entre championnat et courses du dimanche, vous choisirez le mode que vous préférez, mais on peut fort parier que le registre de la facilité (l'arcade) sera votre levier favori. Vous disposez d'un assistant qui fait le job, pourquoi s'en priver, pas vrai ?

titre Alex Zanardi, révélation de la saison 1997

Alex Zanardi fut la véritable révélation de la saison 1997, celle qui inspire Terminal Reality dans cette simulation. Voici le destin de cet homme hors du commun.Né à Bologne en 1966, Alex Zanardi vit au rythme des compétitions de sa soeur, grand espoir de la natation italienne, qui fait la fierté de toute la famille. Mais en 1979, la championne est tuée dans un accident de voiture.
Inconsolable, le jeune Alex fait le serment de devenir champion de course automobile pour conjurer le mauvais sort, et fabrique son premier kart avec des planches et des roues de poubelles.
En 1988, Alex signe son premier contrat comme pilote de Formule 3, puis Formule 3000, puis Formule 1 en 1991.
Jusqu'en 1994, il est le remplaçant des pilotes et ne parvient pas à se faire un nom dans l'écurie Benetton. Un nouveau drame survient : un grave accident, au cours d'essais, lui vaut une sévère commotion cérébrale qui l'éloigne de la Formule 1...pour un temps.
Alex Zanardi se rend aux Etats-Unis et décroche un contrat avec l'une des écuries de CART les plus huppées : Chip Ganossi Racing. Au terme de la saison 1995, il finit troisième et le premier est son coéquipier de chez Chip Galossi : Vasser.
La consécration intervient non pas en 1996 mais en 1997 : Alessandro Zanardi remporte 5 des 17 courses de la saison dont 3 d'affilée. Et prend l'habitude d'effectuer des virages serrés pour former des traces de caoutchouc sur la piste, à la fin de chaque course remportée.
En 1998, Zanardi remporte le championnat à nouveau avec 7 victoires sur les 19 courses !
La Formule 1 tend de nouveau les bras au pilote italien mais la malchance s'acharne : en 2001, un nouvel accident débouche sur l'amputation de ses deux jambes et la fin de sa carrière...

Mais Alex n'a jamais oublié son serment et remonte à bord de voitures de course (stock car) jusqu'en 2019 ! Mais surtout, le pilote a juré de promouvoir le Handcycling (le vélo à mains) pour en faire une discipline aux Jeux Paralympiques.
A Londres en 2012, il décroche une double médaille d'or en contre-la-montre individuel et en course. Et en 2016, il remporte l'or et l'argent dans cette même discipline.
Symbole d'abnégation et de courage, Alex a été récompensé en 2018 lorsque des astronomes italiens ont baptisé un astéroïde nouvellement identifié du nom de ce champion : Alexzanardi.

Une dernière anecdote pour ce champion hors du commun : Guido, ce personnage vantard que l'on a dans la trilogie "Cars"...non seulement Guido est inspiré par Zanardi, mais c'est ce dernier qui prête sa voix au personnage d'animation. Finalement, le CART ça mène à tout !

titre Conclusion

Sur les machines actuelles, avec l'installation automatisée que vous ont préparée les chtis gars de la section "Abandonware Facile", la fluidité promise en 1997 est (enfin) au rendez-vous. On pourrait presque penser que le jeu, non seulement a bien vieilli, mais en plus est devenu un Must du genre. Et pour moi qui ai testé «F1 Racing Simulation» et «sa suite», je me demande si les sensations de ce CART ne m'ont pas davantage convaincu .
Par contre, si vous êtes de vrais passionnés de mécanique de précision, passez votre chemin au-delà de quelques courses uniques, et rabattez-vous sur l'indétrônable «Grand Prix Legends».

titre Lancement

Le jeu est prévu pour être lancé sur un ordinateur émulant Win 98 (PCEM, VPC...). Mais si vous voulez une installation "clés en mains" avec les réglages et la musique et le direct Play pour jouer en multi (jusqu'à huit joueurs apparemment), prenez donc la version automatisée, et passez sur le forum pour féliciter les garçons, ça leur fera toujours plaisir. Amusez-vous bien !



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