Dylan Dog : La Regina delle Tenebre
Série
Date de sortie
10/1992 ()
Développement
Édition
Systèmes
systeme


titre Le vrai démarrage de la série

Si Dylan Dog est d'abord un personnage de Comics (Fumetto comme on dit en Italie), il finit par être transposé sur support vidéoludique et devient la star de l'Amiga chez nos voisins transalpins. Simulmondo, l'éditeur de Bologne, a acquis les droits et a essayé de conquérir un plus vaste espace en lançant un opus en anglais en 1992, avec 50 000 copies vendues : Gli Uccisori alias The Murderers.

Mais Dylan Dog reste d'abord un anti-héros aux couleurs du giallo italien : difficile d'exporter un personnage qui transpire une âme nationale. Alors en octobre 1992, Simulmondo lance Dylan Dog dans un périodique mensuel vendu en kiosque, l'indagatore interattivo, sous la direction de Sergio Bonelli : chaque mois, jusqu'au 17 eme numéro de février 1994, une aventure PC inspirée par les aventures papier seront vendues, exclusivement en Italie (et en anglais dans la version Amiga).

Cette aventure est donc la seconde de Dylan Dog, mais constitue la première sous la forme de périodique. Dylan Dog, ce flic qui lutte autant contre ses démons intérieurs que contre les forces du Mal, doué de ses "cinq sens et demi", ressent une entité féminine qui l'attire dans la lande. Il prend sa voiture et suit son instinct jusqu'à ce que...la voiture tombe en panne dans un paysage désolé nimbé de brume. Dylan descend de son véhicule et ses pas le portent jusqu'à des ruines où quelque chose l'appelle. La Reine des Ténèbres est tapie dans l'ombre de ces lieux damnés !

titre Un jeu de plates-formes classique

Que vous jouiez avec le Joystick ou le clavier (la tastiera), le jeu est un jeu de plates-formes. Vous allez devoir retrouver cette entité maléfique, et en un temps donné, chercher à sauver son âme (ou décider de la damner). Plusieurs chemins s'offrent à vous, et les sorties seront souvent de véritables petits casse-têtes à surmonter. Les commandes sont loin d'être intuitives et constituent le point noir du jeu, avec un autre défaut majeur : pas de sauvegarde possible ! Vous allez avoir une jauge d'énergie (visible sur votre visage qui s'efface au gré des coups endurés) qui vous emporte vers le Game Over . Et la jauge de temps, qui fait disparaître la lune en arrière plan de votre silhouette pourchassée par la faucheuse, est également en route vers le Game Over.

Certaines scènes "cinématiques" (en fait des dessins en 2D) vous mettent face à des choix d'action ou de dialogue, et si vous ne connaissez pas la langue de Dante, je vous recommande de mettre le jeu en pause (touche P) et de mettre les dialogues (heureusement courts) dans un écran style Reverso, afin de comprendre vos choix face à l'évolution de l'intrigue.

Quelques combats (zombies, démons, orbes) sont à mener ou à éviter, en fonction de votre jauge d'énergie et du nombre de projectiles (qui ne sont pas illimités). Et si vous perdez votre vie, vous avez droit à un "continua", qui vous fait reprendre à l'endroit de votre Game Over. Mais un seul "continua" par partie...et il faudra reprendre à chaque fois au début de la partie ("inizio del Gioco"). Donc il faudra mémoriser, ou écrire, votre progression. En sachant que l'on peut accélérer les phases de dialogue et de scènes automatiques.

Dernière chose, il y a des phases de puzzles, avec des codes à compléter : on vous donne les deux premiers symboles, et il faut identifier les deux derniers, en reprenant la page de codes que nous avons affichée sur la fiche (section artworks). C'est une façon de lutter contre le piratage car question puzzle, c'est vite lassant (et les puzzles sont toujours les mêmes).

Commandes peu intuitives, pas de sauvegarde, niveaux labyrinthiques (avec parfois plusieurs chemins). Que du bonheur, me direz-vous ! Que nenni ! Le jeu déploie une atmosphère de film d'horreur façon Suspiria, et on a l'impression de feuilleter un vieux comic au fond d'un grenier, grâce au thème de Gian Lucca Gaiba, le musicien attitré de Simulmondo.

titre Les commandes

Le manuel en ligne permet de cerner les commandes si vous avez un peu de rudiments d'italien. Mais voici l'essentiel des commandes au clavier :

P : Pause
Espace : Changer d'arme
Esc : Quitter le jeu
J : Joystick avec commandes par défaut
E : Jauge d'énergie
T : Temps restant
S : Score affiché en points
CTRL + C : Retour sur le DOS
Shift / Maj : Valider un choix, faire feu
6 (pavé numérique) : Marcher
3 ( pavé) : Courir
9 ( pavé) : Monter escaliers ou sauter en biais
8 ( pavé) : Interagir, entrer par une porte
9 : Saut en courant
4 ( pavé ) : Demi tour
Maj + 4 : Parer un coup
Maj + 6 : Dégainer une arme
2 : S'accroupir

titre Conclusion

Le jeu est peu connu en dehors de la péninsule italienne, mais quand on aime Diabolik, Mario Bava ou les zombies à la sauce érotique, on aime forcément Dylan Dog. 256 couleurs, musiques d'anthologie et ambiance gothique désenchantée. Le jeu ne dure que quelques minutes, une fois que l'on a compris les commandes et le gameplay. Mais quand on visite la tour penchée de Pise, cela ne dure que quelques minutes... Et ce jeu est comme un voyage en Italie : il dure trop peu de temps mais reste dans l'éternité de votre souvenir. C'est la meilleure traduction du mot Halloween en italien. Ti amo Dylan Dog !

titre Lancement

Jeu à lancer dans Dosbox ou D-Fend Reloaded. Exécutez le fichier Start.exe. Utilisez un Joystick ou le clavier.



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